La police a tiré en l’air et utilisé les gaz lacrymogènes aux alentours du siège provincial du Mouvement de Libération du Congo (MLC), sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, en face du stade des Martyrs, à Kinshasa, pour disperser les militants de Lamuka. Les opposants s’apprêtaient à entamer une marche qui devrait déboucher sur le dépôt d’un mémo à la Cour Constitutionnelle, dans la commune de la Gombe.

« La manifestation n’a pas été autorisée. Ce n’est qu’hier que le gouverneur a reçu la lettre, donc il n’a pas pris acte. Nous sommes en train d’observer. Nous négocions avec les cadres du MLC pour qu’ils respectent la loi. Ils doivent rester dans leur quartier général. Il n’y a donc pas marche », a dit à ACTUALITE.CD le général Sylvano Kasongo, chef de la Police à Kinshasa.

La police est décidée à faire appliquer les instructions.

« Au cas contraire, nous allons utiliser les moyens légaux et réglementaires pour les dissuader », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le MLC est décidé : Il y aura marche.

« Nous avons informé l’autorité urbaine. Nous sommes surpris que la police essaie de nous cantonner à l’intérieur. Nous avons l’impression qu’ils veulent nous faire taire. Nous avons saisi officiellement l’Hôtel de Ville et nous avons l’accusé de réception », a déclaré à son tour Valentin Gerengo sénateur et interfédéral MLC Kinshasa.

Contexte

Le MLC avait accusé le FCC (Front Commun pour le Congo) d’être à la base de ces actes de la Cour et rappelé la « tricherie à la présidentielle » de décembre 2018. Au total 23 députés et 2 sénateurs de l’opposition sont déjà invalidés. Les 8 députés nationaux du MLC touchés par les arrêts de la Cour sont : Didier Mekata, Dongo Mobutu, Daniel Mbau Sukisa, Raphaël Kibuka, Goba Moto, Jean-Martin Elakani, Albert Akim Wanga et Hardy Ngobe.