Le bureau du procureur BENSOUDA essuie une déconvenue sans précédent depuis la reprise de l’affaire connexe à la Cour Pénale Internationale le 29 février 2016.
Tous les témoins qui se sont présenté à cette honorable institution dans cette affaire ont déforcé les théories de subornation défendues par l’accusation.
Le premier témoin de la défense s’était exprimé le Jeudi 3 mars 2016, juste après la brillante intervention de Maître Paul Djunga, avocat de Aimé Kilolo lors l’audience introductive consacrée aux témoins de la défense.
Ce témoin avait formellement dénoncé les procédés, les pressions et les intimidations des membres du bureau du procureur lorsqu’il était entendu par eux en avril 2014 afin qu’il avoue avoir été corrompu en lui promettant des immunités etc.
Du 9 au 10 mars dernier, le deuxième témoin de la défense, Dr Harrison expert en communication et en téléphonie, a clôturé sa déposition concernant l’alignement de synchronisation des appels.
Il a démontré que les écoutes téléphoniques entre le sénateur Bemba et ses avocats ou entre ces derniers et d’autres personnes ne sont pas fiables car, ils ne reflètent aucunement la réalité et la totalité des cappels épinglés à cause du problème d’alignement et/ou de chevauchement des conversations.
L’expert en téléphonie a démontré à la cour que ces écoutes n’étaient pas fiables. D’ailleurs, il a rappelé qu’après que la Cour Pénale Internationale ait pris connaissance des différentes écoutes des 5 coaccusés dans cette affaire, elle avait elle-même déjà opté pour le renouvellement du matériel d’enregistrement des conversations des prévenus à cause en autre de ces fameuses interférences lors des écoutes.
Ce vendredi 11 mars 2016, le troisième témoin-Expert en matière financière a expliqué longuement aux juges que l’entraide judicaire que le bureau du procureur avait obtenu de Western Union était en violation des lois autrichiennes car, le bureau du procureur avait menti à la justice de ce pays en prétextant que les informations réclamées au sujet des transferts effectués au profit des témoins de monsieur Bemba dans la première affaire étaient sur base d’une enquête de génocide.
Donc, les éléments de preuve recueillis l’ont été en toute violation du secret bancaire et sur une base arbitraire et illégale et dans la même séquence, la fiabilité des écoutes a été également écorchée.
En tout état de cause, les juges devraient écarter tous ces éléments de preuve contre monsieur Bemba et ses 4 coaccusés.
Le mardi, 15 mars 2016, un quatrième témoin expert, cette fois-ci en sociologie africaine interviendra devant la cour pour apporter l’éclairage nécessaire quant à notion de solidarité africaine et sur les rapports « argent-nourriture-personnes » qui s’entretiennent au quotidien sans qu’il ne faille parler de corruption.
De toute évidence, au regard de son évolution ce second procès qui tend déjà à sa fin, car, il ne reste plus que trois témoins, disculpera le président du Mouvement de Libération du Congo.
Cgh Mbungani Jean-Jacques.
Secrétaire National chargé des affaires étrangères MLC