Réunis ce lundi 13 août 2018, vers 21heures au siège du MLC, Mouvement de Libération du Congo dans la commune de la Gombe, les leaders de l’opposition et candidats à l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo se sont exprimés, notamment au sujet de la désignation du dauphin de Joseph Kabila à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain.

Prenant acte de la désignation de candidat du FCC, Front Commun pour le Congo,ce qui balise selon l’opposition, la voie à la tenue des élections démocratiques paisibles devant conduire à l’alternance politique conformément à l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016, Jean-Pirre Bemba Gombo, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Moise Katumbi, Martin Fayulu et Freddy Matungulu félicitent le peuple congolais et l’ensemble de la communauté internationale ainsi que des organisations régionales et sous régionales pour leur mobilisation et leur implication dans le combat pour le respect de la constitution et l’avènement d’un nouveau leadership en RDC.
L’implication de la communauté internationale (UA,SADC,CIRGL,USA ,UE et GB) aura été un ferme soutien en faveur de l’instauration d’un régime démocratique et d’un état de droit en RDC, souligne l’opposition.

Appel à la vigilance

L’opposition ne se contente pas seulement à célébrer cette victoire de parcours, mais elle en appelle plutôt à l’attention du peuple congolais et de la communauté internationale sur le fait que,le retrait de Joseph Kabila de l’élection présidentielle n’est qu’une « victoire » d’étape. Ceci pour dire que le combat en vue de l’organisation des élections crédibles selon les normes démocratiques demeure intact.
Mise en garde contre les tententives d’écarter la candidature de Jean-Pierre Bemba

Le porte-parole de la majorité et quelques juristes proches de la mouvance présidentielle ont dans un passé récent déclaré que le président national du MLC,le sénateur Jean-Pierre Bemba ne devrait pas déposer sa candidature à l’élection présidentielle au motif qu’il serait inéligibilité du fait d’avoir été condamné au premier degré pour subornation des témoins à la Cour Pénale Internationale. Une infraction nullement reprise dans la loi électorale en vigueur en RDC.

Visiblement soudée, l’opposition met plutôt en garde le pouvoir contre toutes velléités d’instrumentalisation de la CENI et de la Cour Constitutionnelle de vouloir invalider les candidatures des opposants, notamment celle de Jean-Pierre Bemba par des interprétations des lois et des analogies juridiques inappropriées.

Par ailleurs, tout en condamnant la décision prise par le gouvernement d’interdire d’autorité Moïse Katumbi de rentrer en RDC, l’opposition exige la levée immédiate et sans condition de cette mesure illégale ainsi que le retour du président de Ensemble dans son pays pour qu’il participe à l’élection présidentielle prochaine.

L’opposition exige également le retrait de la machine à voter par la CENI, le nettoyage du fichier électoral pour y extirper les enrôlés présumés fictifs estimés à plus ou moins 10millions, le remplacement du délégué de l’UDPS à la CENI,le rapatriement de la dépouille mortelle du président Étienne Tshisekedi au pays ,la libération des prisonniers politiques où encore l’ouverture des médias fermés et l’accès équitable dans les médias publics.

Candidature commune de l’opposition à la prochaine présidentielle
Sur cette question très attendue par une bonne opinion congolaise, les leaders de l’opposition sont encore à l’étape des concertations devant déboucher à la désignation d’un candidat commun à la prochaine présidentielle, autour d’un programme commun afin d’améliorer les conditions de vie des populations congolaises, fait-on remarquer dans cette déclaration de 3 pages.

Une déclaration lue par la Secrétaire Générale du MLC, la députée nationale Eve Bazaiba Masudi entourée par Félix Tshisekedi de l’UDPS, Pierre Lumbi de Ensemble, Freddy Matungulu de Congo na Biso et de Vital Kamerhe de l’UNC. Seul Martin Fayulu cité parmi les 6 leaders initiateurs de la déclaration n’a pas pu apposer sa signature dans ce document.
Ses collègues présents au siège du MLC, parlent d’un empêchement.

Jean Médard LIWOSO