Le premier témoin des faits dans l’affaire dite de subornation des témoins mis à mal par maitre Paul Djunga avocat de la défense d’Aime Kilolo-Musamba , l’un des cinq accusés lors de l’interrogatoire ayant eu lieu à la Cour Pénale Internationale ce lundi 5 et mardi 6 octobre 2015.
Présenté comme témoin clé par l’accusation, le prétendu témoin a reconnu que les avocats de Jean-Pierre Bemba ne pouvaient en aucun cas savoir qu’il n’était pas militaire lors des premiers contacts à Brazzaville. En réalité, ce prétendu témoin avait même pu convaincre un expert militaire français présent dans la capitale congolaise sur ses compétences militaires après sa rencontre avec l’équipe de défense du sénateur congolais.
Le bureau du procureur ayant découvert bien après que ce dernier n’était pas militaire a allégué que la défense avait à l’époque des faits recruté un civile en le faisant passer pour un militaire alors que c’est ce dernier qui a volontairement usurpé sa réelle identité.
Qui l’eût cru que le propre témoin à charge donc du procureur serait autant mis à mal au point d’avouer qu’il a trompé la défense.
Mais, la question qui interpelle est de savoir pour quel but, ce témoin avait usé de ce subterfuge pour flouer la défense de Jean-Pierre Bemba?
Fait à Namur, ce jeudi 8 octobre 2015.